Projet

Mercredi 12 mars 2008

En attendant  que le charpentier arrive ; encore 45 jours d’attente… voici un  petit article sur les ingrédients indispensables pour réussir sa MOB. Une recette inspirée des devis reçus par les différents artisans, de l’indémodable règle de trois (pour les retardataires :-) ->   Régle de 3 ) le tout éclairé d’un peu de surfing sur les blogs.

 
33m3 de béton, pas très bioclimatique tout ça !!
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Environ 20m3 de bois (Sapin et Epicéa du Nord) pour la charpente, l’ossature des murs et la toiture
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10m3 supplémentaires de bois pour le second œuvre décomposés comme suit :

·          164m2 de bardage extérieur
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·          85m2 de lambris intérieur
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·          95m2 de caillebotis
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·          130m2 de plancher bois
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240m2 d’OSB pour les murs exterieurs (en contreventement) et les sous-plafonds
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91m3 d’isolant en laine de bois et ouate de cellulose (2ième photo) dont :

·        49m3 en toiture

·          29 dans les murs

·        13m3 au sol
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280m2 de tuile méridionale
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490m2 de fermacell (Gypse et cellulose) pour les cloisons extérieures/ intérieures
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530 m2 de frein vapeur et 1 kilomètre de ruban adhésif
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Environ 40m2 de carreau céramique
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45m2 de verre double vitrage et d’aluminium
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Auxquels il faut rajouter 500 ml de câble électrique
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et gaines en tout genre, une centaine de mètre de tube en pvc polyéthylène pour la plomberie, 45 mètres de tube polypropylène pour le puits Canadien:
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, une
VMC DF, 3m2 de capteur solaire, un zest de métal pour la zinguerie, les conduits, les armatures… un carton d’interrupteur (le fil bleu sur le bouton bleu et le fil rouge sur le bouton rouge:)
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et j’oubliais : de l’huile de teck et de l’huile de coude. Surtout de l’huile de coude !!!

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Enfin ne pas mélanger tout ça mais respecter simplement les ordres de pose des matériaux. A titre d’exemple, voici une structure de mur dite perspirante pour une habitation de type basse consommation :

 De l’intérieur vers l’extérieur :

 

• Plaque de gypse et cellulose (Fermacell) 12,5 mm
• Lattage horizontal 27/40 mm ou armature métallique en 15
• Frein vapeur

• Panneau isolant de fibres de bois 40 mm
• Montant d’ossature 45/145
• Panneau de fibres de bois isolant ou ouate de cellulose 140 mm entre les montants d’ossature
• Panneau contreventant OSB 15 mm
• Pare-pluie
• Contre-lattage 27/40
• Bardage bois 18 à 22 mm

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La suite pour bientôt....

 

 


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Lundi 3 mars 2008

 



 

Encore plus convaincant voici la température de cette maison en live : cliquez ici!

 

 



Définition de la maison passive :

 
Une habitation dite « passive » est une construction pour laquelle ont été mises en œuvre les techniques les plus efficaces d’un point de vue énergétique de telle sorte qu’on puisse se passer d’un système de chauffage. Les pertes ayant été réduites au maximum, la demande en énergie est si faible que toutes les petites sources de chaleur produites par les occupants et leurs activités, ainsi que le rayonnement solaire, permettent de conserver en permanence une température stable et agréable.

Pour que la maison puisse être passive, une série de conditions doivent être réunies :

Orientation
L’orientation du bâtiment est primordiale. Il doit être situé, et orienté, de façon à bénéficier au maximum du rayonnement solaire. Des ouvertures doivent être prévues de façon à faire entrer un maximum de soleil.

Etanchéité de l’enveloppe et maîtrise de la ventilation
Pour fonctionner sans chauffage - et donc être passive - la maison doit être étanche. Cela nécessite une ventilation de qualité permettant de renouveler l’air de la maison sans perdre la chaleur.

Construction de qualité
Le concept ne peut pas se résumer en une épaisseur d’isolant. Pour fonctionner et durer, une maison passive doit être construite avec un soin maximum. Rien ne doit être négligé, sous peine de compromettre le résultat. La maîtrise des risques de ponts thermiques doit être totale et les chassis doivent être aussi performants que le reste.

Simplicité de forme
Le volume de l’habitation doit être en relation avec son occupation (ça ne doit pas être un château...) et sa forme doit être simple, en évitant au maximum les complications architecturales (angles multiples, décrochages, ouvertures dans le toît, etc) sources de pertes énergétiques.

 Source extraite du site : http://passive-aventure.vivao.be


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Vendredi 22 février 2008

Il n'existe pas de maison "bioclimatique" de manière absolue. Les options architecturales à prendre en compte seront différentes pour chaque climat et chaque latitude.

Une maison bioclimatique c’est d’abord une maison saine, confortable, économique et respectueuse de l’environnement qui va utiliser à son avantage le climat et l'environnement du lieu où elle est bâtie, composé avec ce dernier et non se battre contre lui. Il n'existe donc pas de solution universelle. Elle est simplement le cumul de réflexions de bons sens menant à une alternative aux chauffages traditionnels, et non une conception conventionnelle améliorée et bardée de systèmes alternatifs de chauffage coûteux, très souvent inutiles, et faussement économiques et écologiques.

Dans notre région la maison bioclimatique peut profiter des apports solaires pour son chauffage, être construite de sorte à diminuer l'impact négatif des vents dominants et l'aménagement intérieur des pièces sera conçu en tenant compte des températures utiles de chaque pièce. Les pièces les plus froides seront situées au Nord. La partie sud, hébergera les pièces principales et sera en mesure d'accumuler naturellement l'énergie solaire. Cependant, le soleil ne couvre pas tous ses besoins de chauffage, mais les besoins résiduels sont si faibles qu'il devient alors très simple de fournir l'appoint par un moyen parfaitement renouvelable, peu complexe, et peu onéreux. Elle est également issue d’une démarche de "construction efficace" avec une réduction maximale des impacts énergétiques à l'usage, mais engendre aussi une faible consommation d'énergie grise pour la fabrication et la déconstruction. La maison bioclimatique doit être également performante avec des capacités supérieures aux normes en vigueur (notamment la frileuse RT2005 française).

La maison dite « passive » va encore plus loin et va  jusqu'à ne plus avoir besoin de système de chauffage. Le soleil, la chaleur, la chaleur corporelle des habitants et de leurs activités énergivores suffisent à maintenir le confort thermique hivernal nécessaire, sans oublier le confort pendant les fortes chaleurs (et toujours sans matériel de climatisation électrique).


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Vendredi 22 février 2008

Après quelques années de recherche, nous avons enfin finalisé les plans de la maison qui correspond à nos critères.

158m² de plein pied en ossature bois avec un toit quatre pans à deux pentes. Une architecture inspirée des maisons ancienne du pays (début 1900). Des tuiles méridionales couvriront l’ensemble.

La construction orientée plein sud permettra de profiter et d’optimiser les apports solaires. Des capteurs solaires thermiques seront installés pour fournir l’eau chaude et une résistance électrique prendra le relai pour les jours de faible ensoleillement.

Un puits sera creusé pour les usages extérieurs.

Une grande terrasse couverte permettra d’avoir un espace vie convivial tout en se protéger du soleil pendant l’été. Un puits de jour sur la toiture placé entre les deux grandes baies vitrées sud donnera de la luminosité à l’intérieur.

Le bardage sera à clins en Western Red Cedar. Un bois aux caractéristiques naturelles remarquables. il est stable, durable et maniable, il contient des huiles de préservation naturelles et sa résistance à l'humidité, au pourrissement et aux attaques des insectes en a fait depuis longtemps un des meilleurs choix. La pose horizontale donnera un aspect plus moderne et permettra une meilleure maintenance ultérieure. En effet seules les lames inferieures basses abimées seront changées et non l’ensemble de la façade…

Pour l’isolation la préférence ira aux matériaux naturels de type laines de bois et/ou ouate de cellulose qui possède d’excellent coefficient thermique et de déphasage (des explications plus précises seront partagées pendant la phase réalisation). L’enveloppe mur et toiture sera « étanche » mais perspirant (principe des murs de la maison passive)

Les menuiseries doivent être à isolation thermique renforcée (ITR) sur les ouvrants et dormants avec des doubles vitrages performants à faible émissivité renforcés au gaz argon qui à une meilleure résistance thermique que l’air. Le coefficient thermique des meilleurs doubles vitrages dépasse les recommandations de la norme RT2005 mais sont malheureusement toujours insuffisant au vue de certaines certifications européenne déjà en vigueur (type Minergie par exemple) La France à accumulé beaucoup de retard dans ce domaine et montre encore trop peu d’initiative à dépasser notre timide norme qui reste loin des standards HQE. La RT2010 beaucoup plus contraignante commence cependant à devenir une des préoccupations majeures des bureaux d’études...

Une VMC double flux associée à un puits Canadien ou Provençal (appelé aussi puits Français au Québec..) permettra de préchauffé l’habitation en récupérant les calories du sol. Ce système peut être assimilé à une pompe à chaleur aérothermique autonome de part sa faible consommation électrique (2 ventilateurs de faible puissance)

Ce système consiste à faire passer, avant qu’il ne pénètre dans la maison, une partie de l’air neuf de renouvellement par des tuyaux enterrés dans le sol, à une profondeur d’environ 2 mètres. En hiver, le sol à cette profondeur est plus chaud que la température de l’air résultant l’air froid est donc préchauffée lors de son passage dans les tuyaux. Simultanément l’air extrait vicié passe dans un mélangeur avant d’être expulser vers l’extérieur. Ceci va permettre à l’air neuf d’être une seconde fois préchauffé dans le mélangeur avant d’être distribué dans les pièces principales.
En été, le sol est à l’inverse plus froid que la température extérieure : ce "puits" astucieux va donc utiliser la fraîcheur relative du sol pour tempérer l’air entrant dans l’habitation.

Un poêle à bois nordique à haut rendement  pour les journées très froides. Le poêle sera posé contre un mur central en brique permettant ainsi une diffusion de la chaleur entre les pièces jour et nuit. Les pièces au nord seront équipées de radiateur électrique rayonnant pour l’appoint et de porte serviette chauffant.

D’une façon générale notre choix s’orientera vers des produits qui concilient économie, écologie et environnement, ceci notamment dans le domaine de l'énergie. (ampoule basse tension pour les éclairages principaux, électroménager peu énergivore ect..)

Enfin, l’auto construction s’affirme naturellement :
Le niveau des prestations demandées entraine une augmentation conséquente du budget.
De plus la performance énergétique induit des techniques d’isolation innovantes très peu mises en œuvre dans notre région. Après avoir discuté avec les entrepreneurs locaux nous avons rapidement constaté que les connaissances dans ce domaine étaient insuffisantes ou inexistantes pour certain. La curiosité et le gout pour le travail bien fait, un support familial compétent et sérieux nous permettent de penser que nous réussirons. Je suis donc tout fraichement nommé maître d’ouvrage. Un nouveau métier incroyablement passionnant :-) 

Passons de la théorie à la pratique, tout en gardant un œil critique sur le budget. Une maison bioclimatique à faible consommation d’énergie à un coût d’environ 10% à 15% supérieur à une habitation standard. Il est donc nécessaire de bien comparer les diverses propositions des fournisseurs, ceci avec objectivité et esprit de discernement tout en gardant son bon sens pour la décision finale.

 Merci pour l'intérêt que vous avez porté à la lecture de cette page.


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Jeudi 21 février 2008

1 - Une maison bois résiste très bien aux épreuves du temps

Bien conçue, une maison bois est construite pour longtemps : en France, de nombreux bâtiments exposent fièrement leur façade plusieurs fois centenaire. Dans les régions du globe particulièrement exposées aux intempéries et aux froids extrêmes, comme les pays scandinaves, le Canada, les hommes ont massivement choisi la maison bois non sans raisons.
Bardage à l’aspect gris
Sous l’effet des ultra-violets, le bardage laissé naturel grise avec le temps. Cette modification de teinte n’affecte en rien la résistance de la maison bois dans le temps.

 

2 - Une maison bois n’est pas plus sensible aux attaques des insectes

Comme pour n’importe quelle maison, les charpentes d'une maison bois nécessitent une attention particulière. Un traitement au sol adapté suffit à prévenir les risques.
Le choix des essences
Selon le parement extérieur associé aux divers types de constructions bois, le choix de l'essence est différent. Naturellement, certaines essences n’ont pas à craindre les insectes amateurs de bois, notamment les termites.

 

3 - L’entretien d'une maison bois n’est pas plus contraignant ni coûteux

Là encore, du choix de l’essence déterminera l’entretien plus ou moins régulier d'une maison bois. Si certains bois sont naturellement imputrescibles, d’autres devront subir un traitement avant leur mise en œuvre.
Les façades
En bardage brut, les façades ne demanderont aucun entretien. Pour celles qui sont peintes, un rafraîchissement sera nécessaire comme pour les maisons traditionnelles : ce rafraîchissement aura lieu plus fréquemment mais la durée de l’intervention sera plus courte et son coût moins élevé.

 

4 - En cas d’incendie, le bois n’est pas un facteur aggravant

La faible conductivité thermique du bois se révèle même un allié précieux en cas d’incendie.
Une résistance mécanique naturelle
Le bois transmet la chaleur 10 fois moins vite que le béton et 250 fois moins vite que l’acier.
Ainsi, le cœur d’une poutre conservera plus longtemps sa résistance mécanique et sa capacité de portance, éléments non négligeables en ce qui concerne le risque d’effondrement des étages.
Par ailleurs, beaucoup moins de gaz toxiques se dégagent lors d'un incendie de maison bois.
La conformité à la législation actuelle en matière de construction permet de profiter pleinement de sa maison bois en toute quiétude.


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